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lundi 2 avril 2012

l 'accord de l 'adjectif qualificatif

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qu' il soit épithète, attribut ou apposé l 'adjectif s' accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte:
ex:-elle porte une robe élégante et un joli chapeau (épithète(
-elle est jolie (attribut)
-la jeune femme pénétra dans le salon ,élégante et radieuse (apposé)

comment l adjectif épithète s 'accorde-t-il

1-l 'adjectif épithète s 'accorde en genre et en nombre avec le nom qu il qualifie:
ex:-elle porte une robe élégante et un joli chapeau
l 'orsqu un même adjectif épithète qualifie plusieurs noms,il se met au pluriel :
ex:elle porte un sac et un chapeau blancs
mais attention:
lorsqu un même adjectif épithète qualifie deux noms de genre différent il se met au masculin pluriel :
ex:1-elle porte une robe et un chapeau blancs
2-lorsque plusieurs adjectifs épithètes qualifient un même nom au pluriel ils peuvent rester au singulier :
ex1-les littératures anglaise et allemande
? comment l adjectif attribut s 'accorde t il
1-lorsqu'il est attribut du sujet (phrase1)ou du c.o.d(phrase2) l'adjectif s 'accorde en genre et en nombre avec
le sujet ou avec le cod :
ex :ces enfants sont très gentils .(1) je trouve ces enfants très gentils (2)
2-lorsqu' un même adjectif est attribut de plusieurs sujets (phrase1)ou de plusieurs c.o.d (phrase2),il se met au pluriel:
ex:la mère et la fille sont très gentilles (1)
je trouve la mère et la fille très gentilles (2)
mais attention :-lorsqu'un même adjectif est attribut de deux sujets (phrase1)ou de deux c.o.d de genre différents(phrase2),il se met au masculin pluriel:
ex:-la mère et le fils sont très gentils (1)
-je trouve la mère et le fils très gentils (2)
3-lorsqu 'il est attribut du pronom personnel ON ,l adjectif se met:
*au masculin singulier ,lorsqu'il désigne une ou plusieurs personne :
ex:on est adulte ou on ne l'est pas .
*au masculin ou au féminin pluriel selon le cas lorsqu'il équivaut à nous . le verbe ,lui , reste au singulier :
ex:-ON est bien seules depuis votre départ (ce sont des femmes qui parlent)
-on est pareils tous les deux (ce sont deux hommes ou un homme et une femme qui parlent )
4-lorsqu'il est attribut du pronom "ce",l adjectif se met au masculin singulier :ex:c 'est très bon
5-lorsqu'il est attribut de vous ,pluriel de politesse ,l adjectif reste au singulier :
ex:vous seriez gentil,monsieur,de me répondre
comment l adjectif apposé s 'accorde -t- il?

l 'adj apposé s 'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il est apposé,la plupart du temps le sujet:
ex:-il s'avança ,souriant et et détendu ,et lui serra la main
1-lorsqu'un même adj est apposé à plusieurs noms,il se met au pluriel :
ex:la mère et la fille s'avancèrent vers lui ,souriantes et détendues
mais attention lorsqu'un même adjectif est apposé à deux noms de genre différent ,il se met au masculin pluriel :
ex:la mère et le fils s'avancèrent vers lui ,souriants et détendus.
dans quels cas l'adjectif ne s accorde t il pas ?

certains adjes qualificatifs restent invariables .il s'agit :
*des adjectifs de couleur dérivés d'un nom(marron,oronge,aubergine,cerise....)
ex:elle a acheté des chaussures orange.
mais attention: mauve rose,pourpre,fauve,incarnat,et écarlate,bien que dérivés d'un nom s'accorde en nombre ex: elle a de belle joues roses
*des adjs de couleur déterminés par un autre adj ou par un nom :
ex:le salon regorgeait et drapés "jaune pale et de tapis bleu roi.
*des adjs plein et sauf lorsqu'ils sont employés comme prépositions :
ex:ils étaient tous là sauf les enfants .ils avaient des larmes plein les yeux
mais lorsque des adjs "plein" et" sauf" sont placés derrières le nom auquel ils se rapportent,ils sont alors adjectifs qualificatifs et s'accordent comme les adjes ordinaires :
ex: les enfants sont saufs .il avait les yeux pleins des larmes
*des adjs comme :bas ,bon,chair,clair,court,droit,dur,ferme,fort,franc,haut,juste,net,.employés comme adverbes après certains verbes :ex:elle parle haut .ils chantent juste .ces pommes coutent cher
mais :elles sont hautes ils sont justes.elles sont chères
*des adjs :demi,semi,mi,et nu,lorsqu'ils sont placés devant un nom ou un adjectif et qu'il en sont séparé par un trait d 'union :
ex:il a mangé une demi-baguette.ils habite une région semi -désertique.
les volets sont mi-clos.il est sorti nu-pieds et nu-tête
mais lorsque nu est placé après le nom ,il s'accorde en genre et en nombre :
ex:il était pieds nus.
lorsque demi est placé après le nom il s'accorde en genre uniquement :
ex:il a mangé deux baguette et demie
*de l adjectif feu ,signifiant"défunt" lorsqu'il est placé devant le groupe constitué par le nom et son déterminant(article+nom,adj,poss+nom):
ex :feu ma grand-tante
mais lorsque feu s'intercale entre le nom et son déterminant ,il s'accorde en genre et en nombre:
ex:ma feue grand-tante
*de l adjectif possible,lorsqu'il renforce les adverbes le moins,le plus:
ex:cueille les pommes les plus grosses "possible" .
de l adjectif fort dans l 'expression "se faire fort de" :
ex:ils se font fort de réussir

Posted By Youcef06:33

Le pluriel des noms

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PRESENTATION

nom (grammaire), classe de termes qui réfèrent à un être (homme ; Paul) ou à une chose (chaise ; table) ou à une notion abstraite (gaité ; courage ; peur). On distinguera les noms propres, qui dénomment des entités individuelles — personnes, lieux ou événements (Marie ; le Rhin ; la Révolution) — des noms communs, qui réfèrent aussi bien à l'ensemble d'une classe qu'à un de ses membres. Par exemple, arbre ou boulanger désignent aussi bien la classe des arbres ou des boulangers qu'un arbre ou un boulanger particulier.

2. LES NOMS PROPRES

Les noms propres prennent une majuscule. Certains noms propres se construisent sans déterminant (Paris ; Paul) et jouent syntaxiquement le rôle d'un groupe nominal, dont ils peuvent prendre la plupart des fonctions : sujet (Paul est venu), complément d'objet direct (Il a rencontré Paul), complément d'objet indirect (J'ai pu parler à Paul), complément de nom (Je ne connais pas la sœur de Paul), etc. Certains noms propres se construisent avec un déterminant (l'Everest ; le Japon ; la Russie). L'ajout d'un déterminant devant un nom propre qui d'ordinaire n'en admet pas a pour effet d'en faire un nom commun (Il est le Shakespeare des temps modernes). Le genre des noms de personne correspond au sexe de la personne (Marie est grande). Pour les noms de lieux non pourvus d'un déterminant, comme c'est le cas pour les noms de ville, l'usage reste incertain (faut-il dire : Nevers est ancien ou Nevers est ancienne ?) et on a la possibilité de résoudre les difficultés d'accord en utilisant un tour du type : la ville de ...(La ville de Nevers est ancienne).

3. LES NOMS COMMUNS

À l'intérieur de la classe des noms communs, ou substantifs, on distingue ordinairement entre noms abstraits (liberté ; beauté) et noms concrets (montagne ; coquillage), entre noms animés, c'est-à-dire désignant des êtres vivants, qu'il s'agisse d'êtres humains ou d'animaux (enfant ; vache) et inanimés, c'est-à-dire référant à des choses (coquillage ; savon).

Par ailleurs, on procède aussi à une distinction entre noms comptables, c'est-à-dire référant à des choses qu'il est possible de dénombrer (une chaise ; deux chaises ; quelques chaises) et noms non comptables, c'est-à-dire désignant des choses qu'il n'est pas possible de dénombrer (de l'eau ; du fer ; du marbre). Néanmoins, la langue prévoit que les mêmes substantifs puissent être employés dans certains contextes comme des noms non comptables (du marbre ; de l'eau) et dans d'autres comme des noms comptables (un marbre de Rodin ; une eau minérale). De la même façon, des noms abstraits et non comptables (la beauté ; la liberté) peuvent selon les contextes être employés comme des noms concrets et comptables (C'est une beauté. Ils ont su prendre la défense d'un certain nombre de libertés.).

1. Le genre des noms

Le genre des noms communs n'a pas systématiquement de rapport avec le sexe des êtres animés auxquels ils réfèrent, puisqu'ils désignent aussi bien des choses que des êtres animés. En l'absence d'un genre spécifique pour les choses, les substantifs se répartissent de manière arbitraire sur le genre masculin et le genre féminin (la lune ; une craie ; le soleil ; un stylo). Le genre est une caractéristique que les noms possèdent en propre et les autres constituants du groupe nominal, les déterminants et les adjectifs, héritent par accord de cette propriété (la pleine lune ; un soleil brûlant).

Pour les noms animés, la distinction entre les genres correspond à la distinction entre les sexes (instituteur ; institutrice). Un petit nombre de noms dont le référent est généralement masculin ont un genre grammatical féminin (sentinelle), et, inversement, un petit nombre de noms dont le référent est habituellement féminin ont le masculin pour genre grammatical (mannequin). Certains noms masculins peuvent désigner aussi bien des hommes que des femmes (témoin ; écrivain ; guide ; ingénieur ; juge ; magistrat ; médecin ; peintre ; professeur ; auteur ; otage) cependant qu'une série de noms féminins peuvent référer à des personnes des deux sexes (victime ; personne) ou encore à des animaux mâles ou femelles (souris ; grenouille ; antilope ; girafe).

Enfin, seule la variation en genre du déterminant de certains noms animés en -e indique si on a affaire à une occurrence du masculin ou du féminin (adulte ; acrobate ; adversaire ; artiste ; athlète ; journaliste).

Le féminin des noms référant à des êtres animés peut être formé par l'ajout d'un -e à la forme du masculin. Cet ajout peut entraîner les modifications suivantes :

— le passage d'un -e sans accent à un -e accentué (boucher > bouchère ; boulanger > boulangère) ;

— le redoublement de la consonne finale accompagné, à l'oral, d'une sonorisation de cette consonne (chat > chatte) ou d'une transformation de la prononciation de la voyelle finale, qui perd son timbre nasal (paysan > paysanne ; lion > lionne) ;

— un changement de la consonne finale (veuf > veuve).

On peut également former le féminin par addition d'un suffixe à la forme du masculin (tigre > tigresse), ou par variation en genre d'un suffixe déjà identifiable dans la forme masculine (coiffeur > coiffeuse ; directeur > directrice ; supérieur > supérieure).

Enfin, le masculin et le féminin de certains noms animés peuvent être formés sur la même base avec des terminaisons très différentes (neveu > nièce ; roi > reine ; dieu > déesse ; héros > héroïne), ou correspondre à des noms différents (cheval > jument ; homme > femme ; taureau > vache ; veau > génisse).

2. Le pluriel des noms

Le pluriel des noms se forme par l'addition d'un -s, sauf dans le cas des mots qui se terminent déjà par -s, -x, ou -z au singulier (tas ; croix ; nez).

Les noms en -au, -eau et -eu ont un pluriel en -x (tuyaux ; seaux ; neveux). Les noms en -ou ont un pluriel régulier en -s (trou > trous) à l'exception d'une série de sept noms pour lesquels la marque du pluriel est -x (bijoux ; cailloux ; choux ; genoux ; hiboux ; joujoux et poux).

Les mots en -al et en -ail forment leur pluriel en -aux (journal > journaux ; travail > travaux), à l'exception de bal ; carnaval ; festival ; régal ; chacal ; cérémonial, etc. qui forment leur pluriel selon la règle générale en -als, et de détail ; éventail, etc. dont le pluriel en -ails est également régulier.

Enfin, il existe un certain nombre de formes très irrégulières, dont l'origine est explicable par des considérations historiques : œil > ;yeux ; ciel > cieux ; aïeul > aïeux. Pour œuf > œufs et bœuf > bœufs, le pluriel n'est régulier qu'à l'écrit, dans la mesure où œufs et bœufs se prononcent [ø] et [bø].

La formation du pluriel des noms composés obéit à des règles particulières. En principe, seuls les composants d'origine nominale ou adjectivale sont variables (chou-fleur > choux-fleurs ; homme-grenouille > hommes-grenouilles ; oiseau-mouche > oiseaux-mouches). Néanmoins, si le second nom est introduit par une préposition ou a la valeur d'un complément prépositionnel, il reste invariable (chef d'orchestre > chefs d'orchestre ; timbres-poste.

Les composants d'origine adverbiale, verbale (ou prépositionnelle, comme c'est le cas de pour dans laissé-pour-compte) restent invariables (arrière-pensée > arrière-pensées ; passe-partout > passe-partout ; porte-savon > porte-savons ; ouvre-boîte > ouvre-boîtes

Posted By Youcef06:31

Mode & Temps

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Indicatif
L'indicatif est le mode de la réalité.
Ce mode désigne une action, un état présentés comme réel dans le présent, le passé futur.
Impératif
L'impératif est le mode du commandement.
Conditionnel
Le conditionnel est le mode de la supposition.
Il exprime d'ordinaire un fait possible dont la réalisation dépend d'une condition
Subjonctif
Le mode subjonctif sert à exprimer une action désirée, douteuse, incertaine. Il présente un fait considéré à travers l'esprit de celui qui parle.

Présent Imparfait Impératif présent Conditionnel présent Présent du subjonctif
Futur simple Passé composé Impératif passé Conditionnel passé Passé du subjonctif
Futur immédiat Passé simple Imparfait du subjonctif
Futur antérieur Plus-que-parfait Plus-que-parfait du subjonctif
Passé immédiat
Passé antérieur

Posted By Youcef06:30

LES DISCOURS

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Les types de discours peuvent être classés selon l'intention qui préside à leur élaboration :



raconter
TEXTE NARRATIF


EXEMPLES
Genre romanesque : romans du XIX° siècle (Stendhal, Flaubert), nouvelles, nouveau roman (Claude Simon).
Mémoires, épopées, journaux intimes .

FORMES
schéma narratif (état initial / élément perturbateur / péripéties / force équilibrante / état final) dont on pourra mettre en parallèle l'ordre avec celui de la fiction (analepse, prolepse).
rythme narratif (alternance pause / scène / sommaire / ralenti / ellipse).
modèle actantiel qui régit les rapports des personnages et les forces dynamiques de la fiction.
variété de l'utilisation des temps (présent de narration, imparfait, passé simple) et des modes de discours rapporté (discours direct, indirect, indirect libre).

REGISTRES
- Les FOCALISATIONS révèlent la position du narrateur (qui raconte ?) et son niveau de perception :
focalisation 0 = narrateur omniscient (foyer de perception indécelable).
focalisation interne = la narration se limite au point de vue d'un personnage.
focalisation externe = le narrateur est une sorte de témoin ignorant.
- ces points de vue entraînent un jugement implicite ou explicite du narrateur sur les personnages et une participation différente du lecteur à l'action : registres réaliste, comique, fantastique, pathétique.

POSITION DU LECTEUR
identification possible.
lecture impatiente du déroulement de l'action.




décrire
TEXTE DESCRIPTIF


EXEMPLES
Genre romanesque : romans du XIX° siècle (Balzac, Zola), nouveau roman (Robbe-Grillet).
Poème en prose ou en vers, textes documentaires.

FORMES
arrêt dans la narration, de nature esthétique ou documentaire (une pause).
verbes de perception (visuelle notamment) et indices spatiaux qui structurent le lieu; verbes d'état et/ou de mouvement.
champs lexicaux en rapport ou non avec le sujet décrit.
densité des figures de style (métaphores, personnifications) qui renseignent sur le degré de subjectivité de la description.

REGISTRES
La focalisation (qui voit ?) détermine une description objective (effet documentaire) ou subjective (présence implicite ou explicite du narrateur). Dans ce cas, la description peut être
contemplative, lyrique (paysages en accord avec l'état d'âme).
critique, satirique (portraits).
réaliste (elle a souvent alors une fonction narrative, soulignant la psychologie des personnages) ou poétique (anticipant sur l'action par une série de signes).

POSITION DU LECTEUR
intérêt documentaire.
regard esthétique sur le texte.
intérêt narratif : le lecteur est alerté par les signes.




expliquer
TEXTE EXPLICATIF


EXEMPLES
Notices, articles de dictionnaires et d'encyclopédies, manuels scolaires.
Littérature d'érudition du XVII° siècle (compilations), certains articles de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.

FORMES
le langage est dominé par la fonction référentielle (données objectives, définitions, chiffres, dates) et le récit l'emporte sur le discours.
effacement de l'émetteur qui s'efforce d'expliquer objectivement un phénomène (pronoms de la troisième personne, vocabulaire technique).

REGISTRE
Effort d'objectivité; registre didactique.
POSITION DU LECTEUR
Intérêt documentaire, mais le lecteur devra veiller aux passages où se manifeste plus ou moins nettement la subjectivité de l'émetteur. C'est dans ces nuances argumentatives que le texte explicatif intéresse la littérature.



faire agir
TEXTE INJONCTIF


EXEMPLES
Modes d'emploi, recettes, publicités, propagandes
FORMES
Le langage est dominé par la fonction impressive (mode impératif : injonctions, conseils, prières).
REGISTRES
le registre injonctif se caractérise par une volonté de mobilisation du récepteur : impératifs ou infinitifs, apostrophes, interrogations oratoires qui suggèrent les réponses.
le registre injonctif peut s'allier au registre oratoire dans la volonté de mobilisation d'un auditoire (harangue, réquisitoire).

POSITION DU LECTEUR
Docilité ou esprit critique.



.convaincre
persuader
TEXTE ARGUMENTATIF


EXEMPLES
Essais, articles, discours, pamphlets.
Polémistes et sermonnaires du XVII° siècle (Pascal, Bossuet).
Philosophes du XVIII° siècle (Montesquieu, Voltaire, Rousseau).

FORMES
organisation logique de l'argumentation : thèses en présence étayées d'arguments soutenus par des exemples, réseau plus ou moins nettement indiqué par des connecteurs logiques.
importance des indices d'énonciation (qui parle? à qui?) qui renseignent sur la position de l'auteur par rapport à son énoncé : degré de certitude (modalisateurs), nature du jugement (évaluatifs).
la volonté de convaincre et/ou de persuader mobilise à des fins personnelles les ressources des textes explicatif et injonctif : utilisation partiale des exemples, questions rhétoriques.

REGISTRES
oratoire : ampleur rythmique des phrases, pouvoir saisissant des images et de leurs contrastes, texte tendu vers un auditoire (plaidoyer, réquisitoire).
polémique : netteté des positions, souci de l'exemple et de la preuve, confrontation des thèses, techniques de réfutation (ironie)
injonctif : adresse au lecteur, impératifs, interrogations oratoires.

POSITION DU LECTEUR
réflexion et esprit critique.
réception émue et complice du message.




LES FORMES




Les formes conditionnent, quant à elles, les différents genres littéraires : la prose est la forme du discours écrit ou oral qui n'est soumise à aucune des règles de la versification auxquelles, au contraire, obéit la poésie. Au théâtre, le langage peut investir l'une ou l'autre dans une mise en scène qui donne au texte son allure spécifique :



chanter
TEXTE POETIQUE


EXEMPLES
Formes fixes (sonnet, ode, ballade) ou irrégulières (poème en prose, vers libres, chanson).
Poésie engagée (Hugo, Eluard), chanson de geste, épopée (Hugo).
Lyriques romantiques (Musset) et symbolistes (Baudelaire).

FORMES
la forme ramassée impose une structure (strophes) où la syntaxe se répartit de manière signifiante (rapport entre phrase et vers : concordance ou enjambements).
type de vers avec leur rythme propre (place de la césure) et type de rimes.
concentration des effets sonores du signifiant (assonance, allitération) et jeux sur le signifié (métaphores).
comment les effets dynamiques aident à la lecture du poème.

REGISTRES
lyrique ou elégiaque : le poète chante ses émotions de concert avec la Nature (palette infinie des sentiments incarnés dans la métaphore).
épique : du conflit initial avec l'univers, l'homme sort vainqueur (héroïsme, énormité des actions, animisme).
didactique : enseignement moral, politique, philosophique, littéraire (manifeste).

POSITION DU LECTEUR
émotion, identification, regard esthétique.
admiration.
esprit critique, mobilisation.




représenter
TEXTE THEATRAL


EXEMPLES
Comédie, tragédie, drame, vaudeville, sketches.
Comédie et tragédie classiques (Molière, Racine).
Drame romantique (Hugo, Musset) et drame moderne (Ionesco, Beckett).

FORMES
découpage (actes, scènes) et règles de structure (cf. les trois unités des classiques).
texte conçu pour la scène (alternance discours / didascalies).
l'absence de narrateur entraîne une double énonciation (par exemple, sous-entendus ou quiproquos perceptibles par le seul spectateur).
relation des personnages (actants).

REGISTRES
comique (comédie de mœurs ou de caractères) : importance des jeux de scène, des registres de langue.
tragique (solennité, expression immobile de la plainte) : le personnage est écrasé par le destin.
dramatique (tour à tour burlesque et grave) : le personnage affirme sa liberté dans un geste héroïque et désespéré.

POSITION DU LECTEUR
rire, complicité.
peur, pitié, indignation.
rire et larmes, tension dramatique

Posted By Youcef06:28

EMPLOI DE Y & EN

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EMPLOI DE Y

à (au), en , dans, sous, sur, devant + un endroit
Vas-tu en Espagne ? – Oui, j’y vas.

Restez-vous à la maison ? – Oui, nous y restons.

Avez-vous laissé la voiture devant la maison ? – Oui, nous l’y avons laissée.

verbe à + chose (s’intéresser à, penser à, réfléchir à, s’habituer à, faire attention à)
Marie pense à son avenir. – Elle y pense souvent.

Les gens s’habituent vite au climat doux.- Ils s’ y habituent vite.

Il faut faire attention à ses fautes. – Il faut y faire attention.

EMPLOI DE EN

verbe de + chose
Je suis content de notre voyage. – J’en suis content.

Il est fier de sa maison. – Il en est fier.

M.Lefoque parle toujours de ses affaires. – Oui, il en parle tout le temps.

article partitif (du, de la, des) + chose
Il a du courage. – Il en a.

Cet homme a de l’argent. – Il n’en a pas.

article indéfini, quantité
As-tu une sœur ?- Oui, j’en ai une.

Combien de livres ont-ils achetés ? – Ils en ont acheté une douzaine.

A-t-elle beaucoup d’amies ? – Oui, elle en a beaucoup.

de + endroit
Marie revient de France. – Elle en revient.

Nous avons retiré l’argent de la banque. – Nous l’en avons retiré

Posted By Youcef06:22

COD et COI

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Le complément d’objet se rapporte toujours à un verbe : il désigne l’objet (d’où son nom) de l’action exprimée par ce verbe. C’est-à-dire qu’il désigne la chose, ou la personne sur laquelle se porte l’action du verbe. On le note « CO » quand on analyse une phrase


dans la phrase J’achète une pomme, une pomme désigne l’objet de l’achat : j’achète quoi ? Une pomme !
de même, dans la phrase Il se souvient de moi, moi désigne l’objet du souvenir : il se souvient de qui ? De moi !

Le complément d’objet est étroitement lié au verbe. Si on le supprime, la phrase n’est plus correcte ou elle change complètement de sens : on ne pourrait pas dire J’achète, car en général on achète quelque chose. De même, Je mange se dit, mais n’a pas le même sens que Je mange une pomme. Le complément d’objet ne peut pas non plus se déplacer, il est toujours placé près du verbe.

On distingue deux types de complément d’objet :


le complément d’objet direct (COD) qui est directement rattaché au verbe ; il se construit donc sans préposition : Je devine sa réponse.
le complément d’objet indirect (COI) est relié au verbe par le biais d’une préposition (le plus souvent à ou de). Cette préposition est imposée par le verbe : Je me doute de sa réponse (en effet, on doute de quelque chose).

Le complément d’objet peut être :


un nom ou un groupe nominal : J’attendrai ton retour ; Il pense à Denis.
un pronom : Je t’attendrai ; À qui penses-tu ?
un infinitif : J’espère venir ; Il a renoncé à partir.
une proposition : J’espère que tu viendras ; Je me doute qu’il viendra.

Attention ! Quand le COD est un infinitif, il peut se construire avec une préposition (Je lui demande de venir) et quand le COI est un pronom personnel ou une proposition, il peut se construire sans préposition (Elle lui parle) ! Quand il y a un doute, il faut remplacer le complément par quelqu’un ou quelque chose. S’il n’y a pas de préposition, il s’agit d’un COD (Je lui demande quelque chose), s’il y en a une, il s’agit d’un COI (Elle parle à quelqu’un).

Posted By Youcef06:21

LA VOIX ACTIVE ET LA VOIX PASSIVE

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Les voix sont les formes du verbe qui rendent compte du rôle du sujet dans l'action. On distingue la voix active et la voix passive.



Dans une phrase à la voix active, le sujet du verbe désigne celui qui fait l’action exprimée par le verbe (on l’appelle l’agent). Le sujet fait donc l’action. Dans la phrase Louis Pasteur a découvert le vaccin contre la rage, Louis Pasteur est non seulement le sujet de la phrase mais aussi l’auteur de l’action : c’est bien lui qui a découvert le vaccin.

Dans une phrase à la voix passive, le sujet du verbe désigne ce sur quoi porte l’action exprimée par le verbe (on l’appelle l’objet). Le sujet subit donc l’action. Dans la phrase Le vaccin contre la rage a été découvert par Louis Pasteur, le vaccin contre la rage est le sujet de la phrase, mais pas l’auteur de l’action, le vaccin ne découvre rien, au contraire, il est découvert par Pasteur.

Ainsi, si l’on veut mettre en valeur l’agent, on utilisera la voix active. Si, au contraire, on veut mettre en valeur l’objet, on utilisera la voix passive.

Seules les phrases contenant un verbe transitif avec un complément d’objet direct peuvent être transformées au passif : le complément d’objet devient sujet et le sujet devient complément d’agent (introduit le plus souvent par la préposition par). En effet la phrase Le chat (sujet) mange (verbe) la souris (COD) devient à la voix passive la souris (sujet) est mangée (verbe) par le chat (complément d’agent). Par contre la phrase il pleut ne connaît pas de voix passive, car le verbe pleuvoir est intransitif.

Le verbe subit également des transformations lorsque l’on passe d’une voix à l’autre. À la voix passive, le verbe est employé au participe passé précédé de l’auxiliaire être conjugué au temps de la voix active :


Le chat mange la souris. → La souris est mangée par le chat.
Le chat mangera la souris. → La souris sera mangée par le chat.

Lorsque, à la voix active, le sujet est on, il disparaît à la voix passive :

On a découvert une nouvelle étoile → Une nouvelle étoile a été découverte.

Posted By Youcef06:18